Lutter contre le ralentissement
Le socialiste espagnol José Luis Rodriguez Zapatero veut s'atteler à "stimuler l'économie en cette période de ralentissement".
Après des années de forte croissance et de réduction du chômage, la crise financière internationale et la fin du boum de la construction et de l'immobilier espagnols ont entraîné depuis la fin 2007 un ralentissement du rythme de croissance et une légère remontée du chômage.
On estime en effet que l’immobilier a ajouté un point de croissance en plus chaque année depuis 2003 et que le secteur est responsable de quasiment la moitié des créations d’emplois. Après des créations massives d'emplois (600.000 par an en moyenne pendant dix ans) qui ont permis de ramener de 25% en 1994 à 8,6% fin 2007 le taux de chômage, celui-ci est désormais orienté à la hausse.
Le taux de croissance de l'économie espagnole, une des plus fortes en Europe, retomberait à par contre à 3% en 2008. La Commission européenne prévoit plutôt 2,7%.
Autre problème de taille, l'inflation. Si le phénomène touche le monde et l'Europe, elle atteint en Espagne des niveaux encore plus élevés. |
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Pour soutenir son programme de relance, l'Espagne dispose du deuxième excédent budgétaire de l'eurozone, équivalent à deux pour cent du produit national: l'Espagne a en effet dégagé un excédent budgétaire de 19 milliards d'euros lors du dernier exercice, soit 12 milliards de plus que prévu, qui lui permet d'agir. Les socialistes estiment que l'économie espagnole est assez solide pour faire face à ces difficultés.
La plupart des économistes sont de cet avis et s'attendent à ce que la croissance économique ralentisse, mais produise encore de bons résultats en 2008 et en 2009.
>> 5eme économie de l'Union Européenne, l'Espagne affiche une croissance annuelle moyenne de 3,75%, soit le double de la moyenne européenne, sur les 12 dernières années <<
17 mars 2008
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